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Historique

La Loi du 11 février 2005 a suscité la création d’IRIS Pays de Loire et autorise le choix entre deux options éducatives :

Article L.112-2-2. Dans l’éducation et parcours scolaire des jeunes sourds, la liberté entre une communication bilingue, langue des signes et langue française, et une communication en langue française est de droit.

Entre l’éducation bilingue et l’éducation monolingue, les parents impliqués dans ce projet ont opté pour un véritable choix : l’éducation bilingue.

Pour beaucoup de parents sourds qui ont mal vécu leur propre scolarité et qui connaissent les limites bien compréhensibles des enseignants entendants pour entrer dans une communication lexicalement et syntaxiquement  correcte avec les enfants sourds, le choix porte sur : la véritable éducation bilingue, la pratique de la langue des signes dans l’enseignement et aussi son enseignement comme le précise l’article:

L.312-9-1. La langue des signes française est reconnue comme une langue à part entière. Tout élève concerné doit pouvoir recevoir un enseignement de la langue des signes française.

Notre projet bilingue relevait de notre volonté pour une véritable scolarisation des enfants sourds en milieu scolaire normal, non plus dans un établissement spécialisé.
Des enfants sourds sont avant tout des enfants. Ils ont droit à leur classe dans un établissement ordinaire pour une scolarité normale, pour un enseignement bilingue de qualité (langue des signes et français écrit),  et adapté car l’adulte et l’enfant sourds ont la même perception des choses et des sujets…

Ouverte en janvier 2009 à l’école Pierre-Louis LEBAS à ANGERS regroupait sept élèves sourds. Des informations par des médias (presse, facebook, Internet ), des visites à l’école Pierre-Louis LEBAS n’ont pas permis l’inscription de nouveaux élèves, ce qui a entrainé la fermeture définitive de cette classe.

Au collège Clément Janequin à AVRILLE, existe encore une classe bilingue qui regroupe trois enfants (4ème et 5ème). D’autres ont choisi de partir dans une autre ville où le nombre d’enfants bilingues est plus important. Quand ces élèves quitteront ce collège, ce sera la fin de notre combat pour l’éducation bilingue.